Si Barack Obama était un président congolais

Après avoir passé huit ans dans la Maison-Blanche, Barack Obama a pacifiquement passé le bâton de commandement à son successeur Donald Trump. Une cérémonie qui s’est déroulée dans l’amour et respect de l’un envers l’autre, malgré leurs divergences d’opinion.

Pour un Américain, cela n’a sûrement rien de surprenant, car il s’agit d’une énième alternance pacifique pour son pays. Pour un Congolais qui n’a jamais vécu un tel événement à la tête de son pays, il y a bien de questions qui se posent à ce sujet. Car dans un pays comme la RDC, où l’entrée en fonction ou la sortie d’un chef d’État est tout le temps jalonnée de fortes turbulences, la fin d’un président sortant ne se passerait jamais dans la sérénité, comme cela a été le cas chez les Américains.

Donc, il serait aussi bien drôle et marquant d’imaginer ce qui pourrait se produire aux États-Unis si Barack Obama agissait comme un président congolais.

 

Si Barack Obama était un président congolais ?

Eh bien, tout commencerait un an avant la fin du second et dernier mandat, avec Barack Obama, en tant que président des États-Unis. Après huit ans à la tête de la Maison Blanche, le président américain se trouverait soudain froissé à l’idée de quitter le pouvoir au terme son dernier mandat.

Ce jour-là, Barack Obama, dressant le bilan politique lamentable de ses deux quinquennats aux commandes du pays, réunirait les deux chambres du Congrès américain. Il n’évoquerait pas les modalités pour organiser de futures élections, auxquelles il n’a, de toute façon, plus droit de se présenter. Non ! A l’inverse, il insisterait sur la convocation d’un dialogue politique (et inclusif !) entre toutes les forces politiques américaines.

Ce dialogue viserait à aplanir les tensions engendrées par son refus de se conformer aux règles constitutionnelles, qui le contraignent à céder le fauteuil présidentiel à un successeur, dans le cadre d’une alternance pacifique.

L’opposition entre en guerre ouverte avec le président en fonction

Entre temps Donald Trump, l’un des ténors de l’opposition hostile à Barack Obama entre en scène. Mais aussi Hillary Clinton qui monte au créneau en se désolidarisant de Barack obama pour déclarer sa candidature à la présidentielle américaine.

Tous les deux vont multiplier les actions, notamment de mobilisations dans différentes villes des États-Unis pour demander à Obama de quitter le pouvoir au terme de son dernier mandat, sous peine d’être renversé par la force.

Quatre mesures phares pour se maintenir au pouvoir

Pour parer toutes ces tentatives de soulèvement contre son régime afin de se maintenir au pouvoir au-delà du délai qui lui est accordé, Barack Obama de son côté aurait recours à quatre méthodes clés : la répression sanguinaire, l’arrestation arbitraire, les incarcérations forcées, ainsi que la censure des médias d’information.

Barack Obama aurait également un total contrôle sur les institutions de son pays. Il se servirait entre autres de la justice américaine pour monter de toutes pièces des charges contre son ancienne alliée Hillary Clinton afin de la contraindre à un exil politique forcé. Ces procès permettraient de la dissuader de son ambition, celle de se lancer dans la course pour la Maison-Blanche.

Couper l’herbe sous les pieds des opposants 

Barack Obama aurait une méthode subtile pour contrer les démarches des partis politiques qui vont militer pour son départ. Le président sortant américain mobiliserait des gangsters. Ces deniers auraient pour mission de perturber les rassemblements populaires de ses opposants. Ce qui permettrait donc à Obama de pouvoir incarcérer, dans des échauffourées provoquées par les gangsters qu’il aura lui-même embauchés, certaines figures de son opposition pour « troubles à l’ordre public ».

Les forces de l’ordre mobilisées autour de la Trump tower

Et pour fragiliser Donald Trump, Obama déployerait des forces de l’ordre autour de la Trump Tower, dans le but de contrôler les mouvements de son rival. Il infiltrerait les plateformes politiques de l’opposition pour en détourner certains piliers. Ceux-ci ensuite se rallieraient au camp Obama, espérant obtenir des postes ministériels qu’il leur offrirait.

Obama emploierait les services de renseignement fédéraux, le FBI, pour procéder à des enlèvements en série des opposants, un peu trop obstinés.

Il ordonnerait aussi des arrestations d’activistes pro-démocratie, afin d’intimider les mouvements citoyens américains qui oseraient mener des campagnes contre son maintien au pouvoir.

Une vaste campagne de désinformation pour brouiller les pistes

Barack Obama ne s’arrêterait pas là. Grâce à son porte-parole Josh Earnest, Obama bernerait l’opinion tant nationale, qu’internationale, à travers une vaste campagne de désinformation. Pour protéger le président, John Earnest muselerait quelques médias d’information, qui racontent pourtant véridiquement la situation politique américaine.

Il couperait régulièrement, et de manière unilatérale, l’accès des Américains à l’internet. Pendant ce temps, John Kerry s’occuperait de l’expulsion de certains diplomates qui soutiennent l’alternance politique, respectant tout de fois le délai constitutionnel aux États-Unis.

Une alternance, uniquement sur le papier

Face à de tels obstacles qui éloigneraient l’espoir de conduire les États-Unis vers une nouvelle administration issue d’élections crédibles organisées dans le délai constitutionnel, l’opposition politique américaine, très affaiblie, n’aurait pas d’autre choix que d’arracher l’alternance sur le papier.

C’est-à-dire : accepter de participer au dialogue convoqué par le président sortant pour trouver un accord qui repousserait la présidentielle américaine à une date ultérieure. Cette alternance de façade permettrait ainsi à Barack Obama de rester en fonction le plus longtemps possible.

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